Cette série de bois peints et gravés, évoque le ciel comme une matière première. Ce double sens aux multiples allusions parle de cette matière impalpable que les artistes, les scientifiques et autres chercheurs de temps ont inlassablement étudiés, scrutés, mesurés.
En confrontant l’image peinte à la mise à nue du support sur laquelle elle est posée, le questionnement de la perte partielle d’une image au profit d’une autre parle de ces mondes qui se succèdent et se remplacent. La trace de l’homme est évoquée comme une blessure attirante et le geste créateur fige et capture l’incapturable.
Creuser le “ciel” en révélant la matérialité du bois révèle toute l’ambiguïté de l’expérience humaine. Ces peintures-gravures interrogent la notion du paysage à travers l’élément nuage. Par cette expérience sensible du geste peint couplé au geste gravé il est à la fois question de ce qui est voilé et de ce qui est révélé.
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